Bien que les entreprises aient investi massivement pour lutter contre la fraude, elle reste la principale menace en matière de criminalité financière à travers le monde, avec des pertes toujours plus importantes. Le constat de base est sans appel : les mécanismes de fraude opèrent via un vaste écosystème englobant les télécommunications, les plateformes informatiques, les réseaux sociaux, les banques et les échanges de crypto-monnaies. Pourtant, les informations inhérentes à ces systèmes restent cloisonnées au sein des divers secteurs d’activité et des entreprises. Aucune entité ne dispose d’une vision d’ensemble ; ce qui rend pratiquement impossible toute tentative de bloquer les fraudes.
Le Groupe de travail international sur la lutte anti-fraude et la technologie d’ACAMS a choisi d’étudier le sujet de l’échange d’informations au sein du secteur privé et d’identifier le potentiel opérationnel à court terme que pourrait générer un échange d’informations plus fluide. Une action efficace contre la fraude implique la circulation d’informations exploitables à destination d’acteurs en mesure d’intervenir et disposés à le faire. Dans cette optique, une infrastructure robuste d’échange d’informations devient le préalable indispensable à toute prévention et réaction coordonnées.